Face à une erreur ou un oubli, le premier réflexe est souvent de corriger.
« Mais non, je te l’ai déjà dit. »
« Tu te trompes, nous sommes jeudi. »
Pourtant, insister pour rétablir systématiquement la réalité peut parfois provoquer de la frustration ou de l’incompréhension.
Toutes les erreurs n’ont pas besoin d’être corrigées. Lorsqu’il n’y a aucun risque, il peut être préférable de ne pas entrer dans la confrontation et de chercher plutôt ce que la personne essaie d’exprimer.
La même logique s’applique aux questions destinées à « faire travailler la mémoire ».
« Tu te souviens de qui est venu hier ? »
« Tu sais comment il s’appelle ? »
Ces questions peuvent sembler anodines, mais elles placent parfois la personne directement face à ses difficultés. Il est souvent plus simple de donner l’information plutôt que de tester la mémoire.
Au lieu de demander « Tu te souviens de Paul ? », on peut simplement dire : « Paul, ton voisin, vient nous voir cet après-midi. »
De la même manière, une consigne contenant plusieurs actions peut rapidement devenir difficile à suivre.
« Mets ton manteau, prends ton sac et va dans l’entrée » demande de comprendre et mémoriser plusieurs informations successives.
Proposer une seule étape à la fois facilite souvent l’action et permet d’éviter une mise en échec inutile.